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L’abbaye du Ronceray, à Angers (Maine-et-Loire), se dévoile aux habitants, dès ce mercredi 11 février 2026. Fermée au public depuis la Révolution, elle était en travaux depuis un an pour accueillir les visiteurs. Le point sur ce qui a changé.


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#Patrimoine
#Monument historique

Un édifice discret, voire secret, qui devient « un lieu de rencontre et de culture ». Voilà 235 ans que l’abbaye du Ronceray, à Angers (Maine-et-Loire), fondée au XIe siècle, était comme endormie. Confisquée pendant la Révolution, cédée pour un franc symbolique à la ville d’Angers en 1998, elle n’accueillait plus de visiteurs, sauf exception.
Désormais, « la priorité, c’est la réouverture, pour les Angevins et les visiteurs », assure Stéphanie Vitard-Gibiat, responsable du service Angers Patrimoine.
L’abbaye ouvrira ses portes du mercredi 11 au vendredi 27 février, pour des visites en avant-première, avant la fin des travaux et la réouverture officielle en mai. L’occasion de découvrir « une des abbayes les plus importantes de l’Anjou ».

1 400 000 € de travaux


C’est la fin de douze mois de travaux. Environ 300 m² ont été restaurés, pour un budget total de 1 400 000 €. Première étape : les accès extérieurs. Le portail Ouest, rue de la Censerie, et la cour occidentale sont comme neufs. Le décor a été démonté pierre par pierre en 2021, puis la porte et son fronton ont été restaurés à l’identique avec les menuiseries.
Dès le 11 février, les visiteurs pénétreront dans l’édifice via la place de la Laiterie et le portail sud, ancienne entrée principale de l’abbatiale utilisée pour des cérémonies comme la procession du Grand Sacre d’Angers.
À l’intérieur, le confort et l’accessibilité du public ont été améliorés, avec un sas vitré, un espace d’accueil du public, des sanitaires ou encore une mise aux normes électrique. « Nous avons aussi fait tout un travail de documentation pour retrouver les couleurs d’origine du portail, » détaille Stéphanie Vitard-Gibiat. « À l’intérieur, nous avons choisi du chêne clair qui permet de distinguer la partie aménagée de la partie historique, en pierre. »

« Une belle acoustique naturelle »


Les éclairages ont été repensés, pour sortir l’abbaye de l’obscurité et l’offrir aux visiteurs. L’autel est cerclé de parquet clair, il n’attend plus que les chanteurs et musiciens. La nef devrait accueillir des événements culturels, avec un public de 650 personnes debout ou 226 assises. « Il y a une très belle acoustique naturelle, le chant et la musique passent très bien, » s’enthousiasme Nicolas Dufetel, adjoint au maire chargé de la culture et du patrimoine. « On offre un nouveau lieu de rassemblement pour la culture angevine. »
Prochaine étape : des travaux d’assainissement « pour être sereins par rapport aux infiltrations », souligne le maire. Une nouvelle dépense de 200 000 €, avant de poursuivre avec des travaux de préservation des peintures, estimés entre 400 000 et 500 000 €, afin d’éviter de plus amples dégradations.
Mais la nef attend encore pour dévoiler tous ses secrets. « C’est une église qui recèle encore de décors extraordinaires », glisse Stéphanie Vitard-Gibiat. « On pourrait y trouver des peintures, à condition de travaux conséquents », appuie Christophe Béchu, maire d’Angers. De quoi redonner un coup de jeune à la « chapelle Sixtine à l’Angevine ».
Source : Le Courrier de l'Ouest